Le marché de l’immobilier au Luxembourg en 2020

Le marché de l’immobilier au Luxembourg en 2020

Avec le niveau de vie élevé et la croissance impressionnante du Luxembourg, il n’est pas étonnant que la population de la ville de Luxembourg ait atteint 100 000 habitants. La ville a une dette de 0 euro et une réserve de trésorerie de 600 millions d’euros. De nombreux projets immobiliers de grande envergure sont en construction, favorisés par la ligne de tramway entre la gare et le Kirchberg devrait être terminée prochainement.

PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES

Le secteur financier, principalement situé dans la City, qui avait enregistré un recul alarmant au premier trimestre dans la précédente version des comptes nationaux, semble désormais moins touché par le récent ralentissement économique selon les chiffres du STATEC. Le PIB du Luxembourg devrait croître de 0,5 % et il devrait atteindre 1 % prochainement. On estime que ce niveau ne pourra pas stopper la hausse du chômage et le STATEC prévoit que le chômage aura augmenté de 2,2 % au cours de l’année. Toutefois, ce taux devrait diminuer de 1,3 % et atteindre un taux annuel moyen de 6,5 %.

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MARCHÉ DES INVESTISSEMENTS

Le marché des investissements de la Ville de Luxembourg représente 82% de l’investissement total et s’élève à 413,28 millions d’euros. Le Kirchberg représente 15,85 % du marché des investissements de la Ville, le Quartier central des affaires 28 %, la Cloche d’Or 45,12 %, la Gare 7,31 % et Strassen, qui se trouve dans la proche périphérie, 4,87 %. Les rendements de premier ordre dans le segment des bureaux sont restés sous pression à 5-5,25 %, alors que dans les localités périphériques, les rendements ont approché 8 %. Les investisseurs se sont concentrés sur les emplacements centraux, avec 82 % du volume concentré dans la ville de Luxembourg. Au sein de la ville, la Cloche d’Or a surpassé le CBD, le Kirchberg et la Gare avec 35 %.

MARCHÉ DES BUREAUX

Le marché des bureaux à Luxembourg-Ville reflète la tendance nationale. Les deux quartiers les plus chers sont le Kirchberg et le Quartier central des affaires avec des loyers allant respectivement de 30 à 33 €/m²/mois et de 35 à 40 €/m²/mois.

La principale différence réside dans le fait que l’espace du CDB est limité, alors que le Kirchberg peut être largement agrandi. L’année a vu l’arrivée sur le marché de quelques développeurs clés, parmi lesquels on peut citer Giorgetti, Pylos, Ikogest et autres. Deux projets durables remarquables sont l’AIRE d’Allfin, qui a obtenu la note “Très bon” de la Breeam, et un nouvel immeuble de bureaux de 24 000 m² au Kirchberg, qui a obtenu la note “Excellent” de la Breeam, par le Fonds de compensation. Ce dernier est le plus grand projet de développement dans le secteur des bureaux.

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MARCHÉ DU DÉTAIL

La baisse de la consommation au détail est due à la diminution du nombre de passagers et à la baisse des dépenses moyennes des clients. L’effet de la crise sur ce marché a commencé au second semestre et devrait se poursuivre jusqu’au premier semestre. Néanmoins, l’année a été marquée par la poursuite de la revalorisation des enseignes du centre-ville (Chanel, Gucci entre autres). Il faut également noter que le passage à la monomarque persiste (Tommy Hilfiger, Scotch & Soda) et il devrait se poursuivre en haute ville avec l’entrée de marques de milieu et haut de gamme comme Mont Blanc, Cartier, LVMH, Boggi etc. À partir de ce printemps, les magasins de la ville resteront ouverts un dimanche par mois.

MARCHÉ DE L’HÔTELLERIE

Alors que Luxembourg-Ville est une destination d’affaires plutôt qu’un pôle touristique attractif, le marché hôtelier luxembourgeois est resté assez stable au cours de l’année. Le marché se caractérise par un nombre élevé de visiteurs en semaine, tandis que les hôtels souffrent légèrement pendant les week-ends. L’hôtellerie luxembourgeoise est fortement dépendante du secteur financier ainsi que de l’activité institutionnelle de l’UE. Aucune augmentation importante de l’offre n’a été observée au cours de l’année.

Les performances des hôtels ont atteint un sommet, avec des tarifs journaliers moyens de 105 €. La crise a laissé des traces sur la période, les tarifs moyens étant tombés à environ 85 € par nuit. Le marché s’est redressé et a progressivement repris sa croissance pour atteindre une moyenne de 100 €. Le taux d’occupation a atteint environ 73 % et est tombé à environ 65 %. Pour la période, le taux d’occupation moyen a atteint environ 70 %. Certains des principaux générateurs de demande ayant réduit leurs frais de voyage, le marché hôtelier luxembourgeois devrait rester stable, mais avec un potentiel de croissance limité. Accor dominant clairement le marché, les prix élevés de l’immobilier au Grand-Duché constituent la plus grande barrière à l’entrée.